L’emprise psychologique

Dans notre dossier consacré à l’emprise psychologique et tout particulièrement à la « relation d’emprise » dans le couple, nous proposons à la lecture une série d’articles traitant de la question :

Quels que soient les champs d’application des stratégies visant à dominer ou détruire la liberté de l’autre, nous avons insisté sur la relation d’emprise qui réduit l’individu à une simple chose qui peut être utilisée à sa convenance.Pervers-narcissique-qui-est-il-vraiment

L’emprise psychologique a toujours comme objectif le meurtre psychique de l’autre, elle peut prendre plusieurs formes : maltraitance physique et psychologique, harcèlement sexuel, négligences, violences conjugales, viols ou relations professionnelles toxiques. Les stratégies du pervers, qu’il soit un homme ou une femme, sont nombreuses et se déploient dans toutes les relations interpersonnelles, familiales, sociales, professionnelles ou politiques. La relation perverse d’emprise se développe là où ça ne parle pas.

Nous verrons que le désir d’emprise essaie : de s’approprier l’autre en tant qu’individu, de le dominer physiquement et psychiquement et d’inscrire chez la victime une marque indélébile marquant sa possession.

Nous insisterons sur la nécessité de sortir d’une relation d’emprise qui étouffe toute forme d’altérité, une repossession de soi qui passe inévitablement par les retrouvailles avec sa propre parole, reprendre sa liberté et dire « non » à l’envahisseur, refuser l’oppression du pervers en utilisant les mots.

Nous utiliserons dans un article la figure de Don Juan, qui est un personnage littéraire usant avec détermination de son emprise sur les femmes qu’il collectionne comme de vulgaires objets.